Histoire des MERMET


On trouve en Savoie deux familles nobles avec leurs propres blasons

  blason mermety 

  MERMETY
(famille du Chablais)

  " d'Azur à deux chevrons dor posés de rang, la jambe senestre du premier passant sous la jambe dextre du second "

(Litt. Pat. 27/02/1480 de Monseigneur Jean-Louis de Savoie, administrateur du diocèse de Genève, en faveur de Vénérable Pierre MERMETY et des Nobles Jean et Bartholomé MERMETY, ses frères, issus de la ville de Thonon,

Révérend du Mesnil : Armoirie Bresse et Bugey p.423

L'ancienne forme latine a donné " MERMET "

  blason mermet 
 
  MERMET

  " d'Azur à la croix pattée d'or "

Révérend Savoynod 1887, p.184. Rd MERMET, curé Saconnex

Source Château d'Avully à Bons en Chablais

  • Origine 1
  • Origine 2
  • Histoire avec un grand H


d'après Gustave Burdet

MERMET viendrait de "MERME", ancien superlatif de " petit " (lat. Minimus) en ancien français : très petit. Qu'on songe à : marmaille, marmot, marmouset. 

Au XVIe siècle un protestant suisse serait venu s'installer à La Pesse, au Berbouillet plus précisément.

Paul Duraffourg conteste l'hypothèse de Gustave Burdet en avançant quen 1391 on trouvait un certain PERNET MERMET à Picta Cumba. 

Ce MERMET du Berbouillet était maréchal-ferrant de son état, il aurait établi une forge à l'endroit de son implantation.

Ce MERMET, devenu MERMET-MARECHAL, avait 9 filles qui se marièrent dans les environs, entre Lélex et Sous-Le-Rosay, avec des nommés : Louis (Sur la Roche), Désiré, Jacques (de la Semine), d'où les patronymes composés :

  • MERMET-AU-LOUIS
  • MERMET-AU-DESIRE...

Il est un fait qu'on trouvait des MERMET en Suisse (cf. l'abbé MERMET, le célèbre sourcier) et en Savoie

Nota : MERMET était le nom de baptême du cardinal de BROGNY, mort en 1426.

 Aujourdhui la plupart des MERMET ont un nom d'appui qui permet de les distinguer :

  • MERMET-BIJON (peut-être de Benjoin)
  • MERMET-GRANDFILLE (aux grandes filles)
  • MERMET-GRANDJEAN
  • MERMET-GRANDPIERRE
  • MERMET-GUYENNET
  • MERMET-JEUNESSE
  • MERMET-MARECHAL
  • MERMET-MAURE
  • MERMET ET-LIAUDOZ (de Liade, Liaude : Claude)
  • MERMET-MOCHON (de motson : petite mouche)
  • MERMET-MEILLON
  • MERMET-BURNET (de brunet, brun ou originaire de la Burne).

Il exista d'autres MERMET dont on retrouve les traces dans les vieilles matrices cadastrales et les archives : 

  • MERMET-CACHON
  • MERMET-AU-DESIRE
  • MERMET-AU-JACQUES
  • MERMET-GRANDMOTTET.

Dans la liste de la première délibération du 1er janvier 1780, à laquelle nous avons fait allusion plus haut, on trouve déjà tous ces MERMET, plus un MERMET-BRAYON.

On peut faire observer qu'en 1994, les MERMET se trouvent en nette régression sur la commune de La Pesse, soit parce que certains se sont expatriés, soit parce que s'est éteinte telle ou telle famille.

On trouve en 1633 un MERMET-PRALET

A propos de la famille MERMET-GUYENNET : 

GUYENNET est dérivé de GUY, nom de baptême (german. WID : forêt), comme d'autres patronymes : 

  • GUYON
  • GUYONNET
  • GUYARD
  • GUITTON.

FAMILLE MERMET-MORE :

Gaspard-Julien né aux Bouchoux le 12 février 1840 était célibataire et meunier de son état. Il aurait quitté le moulin de Douveraine (selon Femand MERMET, secrétaire de mairie) vers 1900. Il était boiteux, à la suite dune chute qu'il avait faite d'un toit. Il se servait d'un manche de faux comme béquille. Il vivait retiré dans la baraque des Maisonnettes, petite construction située au levant de la fromagerie, en bas de la descente du Crêt Bouvard.

Sans ressources, il touchait le pain de la commune et 5Fr par mois. Pour soccuper, il confectionnait des dents de râteaux et réparait des seaux. Il descendait au village chercher son pain et son tabac et, lhiver, lorsquil ne pouvait pas se déplacer, cétait Maximin SAINTOYEND (ou Andréa) qui lui apportait ses provisions.

Ce MERMET avait une soeur qui se serait mariée à l'Embossieux.

Tiré de louvrage du Chanoine André Vuillermoz
" Deux villages en parenté La Pesse Les Bouchoux "



selon Robert Mermet

Chercher ses racines ce nest pas seulement se livrer à une étude de généalogie, cest aussi étudier l'étymologie de son nom, sa provenance géographique, et également les événements sociologiques qui se sont succédés au fil des générations.

ETYMOLOGIE

MERMET à l'origine est un prénom. 

A Allèves, en Savoie, une famille importante les " DAGAN", ce nom s'écrivait initialement sans " D " final, mais à partir du XV siècle, nous voyons souvent ce nom avec un " d " final.
Par exemple lun de ces Dagan avait comme prénom Mermet. On trouve des textes en latin ou l'on a et le nom simple et le nom précédé du prénom ce qui donne dans une phrase où le personnage est sujet : MERMETUS DAGANUS, et où il s'agit d'un complément MERMETI DAGANI, MERMETO DAGANO. La certitude est qu'il sagit bien d'un prénom, et non d'un sobriquet comme on le trouvera plus tard, provient du fait qu'un texte de la fin du XV siècle donne ce même mot au féminin, et nous avons une MERMETA.

Dauzat, qui na pas hésité à inventer ce qu'il ne savait pas, dit que notre nom viendrait de " MARMOT " et aurait été le sobriquet d'un homme très petit. Ceci est absurde. Il y a bien des MERMOT des MERMOZ, mais ce n'est que la défiguration d'un nom par un scribe maladroit. J'ai par exemple une arrière grand tante de mon grand père, qui est née MERMET, mariée MERMOZ, décédée MERMET. Ces exemples de déformation sont nombreux, et il faut faire très attention lors des recherches généalogiques. Vous avez un grand père MERMET, un arrière grand père MERMOZ, un arrière arrière grand père MERMET. Par exemple à La Biolle une famille COLET (avec 1 L), au début du XVII on trouve des enfants de cette même famille devenu COLLET (avec 2 L). Puis deux générations plus tard, des descendants ont les uns un seul L, les autres deux L, ce qui voudait dire que les " COLET " et les COLLET " ont le même arbre généalogique, les mêmes ancêtres.

La latinisation de notre nom démontre qu'à lorigine il sagit bien de MERMET avec un " E " et un " T ".

L'hypothèse la plus souvent admise est qu'il sagit dun diminutif d'un prénom ; Il pourrait sagir du diminutif de la forme latine de GUILLAUME qui aurait donné GUILLERMET, le petit Guillaume, ou de la forme germanique WILHERMET. Je penche pour la forme latine dans un pays où la langue était romano-provençale. Le LLERMET se serait transformé en MERMET. Certains proposent d'autres prénoms comme origine. Il a été, en particulier, proposé une déformation du nom de saint MAMERT. Pour ce faire, il faudrait un déplacement du " R " et une mutation du " A " en " E ". Cela ne répond pas plus aux règles habituelles de la linguistique que la transformation du " LL " en " M ". Nous n'avons aucune chance davoir une preuve formelle de l'origine de ce prénom.

ORIGINE GEOGRAPHIQUE

Il ne faut pas se fier aux archives modernes, l'origine des noms se trouve dans les plus vieux documents, actes notariés, et surtout actes paroissiaux. ; nous avons en outre le dénombrement de 1561. Il semble bien qu'aux XV, XVI et XVII siècle on ne trouve de MERMET qu'en Albanais, c'est à dire entre Rumilly et Aix les Bains, cette dernière ville non comprise. Lors du dénombrement, dans les hameaux de Collonges on trouve 15 foyers dont :

  • Jacquemoz MERMET, ses trois fils.
  • Claude MERMET ses deux fils.
  • Etienne MERMET et son fils.
  • Pierre MERMET et ses deux fils.
  • Jehan MERMET, chez Alban le Vieux.
  • alias MERMET Claude son neveu, chez Claude de Collonges

Nous trouvons dans les actes d'Albens des " de Collonges alias MERMET ", et il semble bien que le " de Collonges " disparaisse rapidement au profit du seul patronyme MERMET.

Sur une population de 91 habitants nous avions 36 adultes mâles, 30 femmes, 9 enfants mâles, 16 filles ; il y avait 6 MERMET mariés, 5 épouses une veuve, 9 enfants mâles 5 filles, et donc 26 MERMET. Il est évident qu'avec 45 garçons déjà pères ou appelés à l'être, la population des MERMET devait fatalement être fort nombreuse quelques années après.

Dans cette région de basse montagne, les gens se déplaçaient facilement d'un village à lautre, dans un rayon d'une quinzaine de kilomètres, et quittaient leur propre village soit pour aller habiter dans la famille de leur épouse, soit pour y trouver un autre travail, une autre terre à cultiver. Comme nous ne trouvons pas dans cette haute époque du XVI d'autres MERMET dans les autres vallées savoyardes, mais qu'en revanche nous avons à Rumilly au XIV siècle une demoiselle MERMET figurant sur un mandement seigneurial, l'origine géographique de notre nom semble bien être l'Albanais.

DISSEMINATION

La dissémination de notre nom est due à l'émigration savoyarde dès le moyen âge.

En premier lieu il y eu la dissémination marchande. Beaucoup de savoyards quittaient leurs terre pour une saison et aller vendre des produits soit faits sur place, soit achetés en Piémont ou en Provence, sur les foires et marchés du Palatinat, de Suisse, dAlsace, de Lorraine et même j'usquen Champagne. Ces " mercators " comme est appelé Jacquemoz MERMET à Collonges en 1561, quittaient donc la Savoie vers le Nord, soit par la Suisse, soit par la Franche-Comté et le jura. Si beaucoup revenaient au pays, d'autres s'arrêtaient en route, et s'installaient, la plus part du temps en sy mariant. Nous trouvons dans certaines généalogie comme premier ascendant un enfant naturel.

La pauvreté du duché de Savoie, par rapport à une certaine richesse en Royaume de France amenait souvent des savoyards à quitter le pays et à aller s'engager comme ouvrier dans des villes industrielles comme Lyon.

Il ne faut pas non plus négliger l'émigration provoquée par l'arrivée en France de Louise de Savoie, lorsqu'elle devient Reine de France.

Il faut prendre également en considération que les terres étant pauvres, revenaient le plus souvent à l'ainé de la famille, et que les cadets allaient chercher fortune ailleurs. Le partage des terres nauraient pas permis à des familles nombreuses de vivre. Bien évidemment les MERMET ne font pas exception à ces règles. Il n'est donc pas anormal d'en trouver plus en Jura, en Franche-Comté et à Lyon qu'en Savoie même. Cette dissémination se fait également dans le duché lui même. Lors du dénombrement, la paroisse des Déserts ne comptait pas de MERMET. Ils sont donc venus plus tard dans cette pauvre vallée.

Cest au XVIII et au XIX siècle que la plus grande émigration va vers Lyon. A la fin du XIX siècle, après le rattachement de la Savoie à la France, que cette émigration s'amplifie vers la France, et également vers l'étranger, en particulier en Amérique du Sud. Plusieurs MERMET devenus argentins ont un ancêtre qui a quitté la Maurienne fin XIX siècle. Très souvent cette émigration avait lieu par groupe familiaux ou amicaux. Parfois ils partaient de Savoie pour rejoindre un parent ou un ami déjà installé. 

 CONCLUSION

Jusqu'à preuve contraire, MERMET est la déformation d'un prénom, sans savoir lequel, que l'origine géographique est l'Albanais. Cependant, il semble peu vraisemblable que nous ayons tous la même souche. Compte tenu du nombre de MERMET à Collonges lors du dénombrement, il est certain que le nombre de descendants de ces MERMET, dont nous ne connaissons pas les liens de parenté, sont très nombreux. Cela, cependant, ne prouve pas que tous les MERMET soient de cette même souche.

 

 

 
Concernant Affranchissements et Bourgeoisies

Extraits des ARCHIVES MUNICIPALES DE SAINT-CLAUDE relevant du patronyme MERMET

F 77 v - 10 mai 1469 :Affranchissement des frères Mermet par Claude de Pratz, prieur de Cutture (Les Bouchoux)

F 18 - 29 octobre 1482 :« Au nom du Seigneur Amen. Que ces présentes lettres fassent connaître à tous, au présent et au futur, que l'an 1482, le 29 octobre, dans la maison de Pierre Chivaleri, clerc de notaire, bourgeois de St-Oyend du Jura, agissant en sa personne, assisté de Philibert Blanchot, Hugonin Serconge et Claude Bosseri, syndics, membres du syndic de la ville et de la communauté du Saint-Oyend sus-indiqué, avec le noble Pierre de Légna, autrement dit Mercier, de ce même lieu récemment décédé, membre du syndic, mais aussi les honorables et honnêtes : Jean des Assis, Jean Perrolin, consults de cette même ville et membres du syndic, mais encore honnêtes messieurs Antoine Bachodi, Jean Baud, Claude Millet, Jean Gay, Jeannin Lamy, Claude de Dessia, Claude Gallet, Pierre Clavet, François de Chatillon, Guillaume Bernard, Guillaume Romanet, Jean Bayet, Pierre Gabet, Pierre Fournier, Pierre Voland, Claude Carrichon, Jean Mermet Jacques Bourges, Pierre Patillon, Nicolas Jobel, Pierre Perrard, Claude Reffay, Thevenin Tissot, Guillaume Carrichon, Mi.C.Jimude, Floquet, Guillaume Baroudel, Jean Baroudel, Guillaume Bayus, Pierre Meynier, Pierre Ravinel, Jacques Jaquand, Claude Malpad, François de la Serra, Pierre Hugon, Stéphane Jeantet, Claude Pichon, Jean Boffland, et plusieurs autres bourgeois de la ville et communauté déjà citée, réunis et rassemblés dans la maison d'habitation du déjà nommé Pierre Chevaleri, pour traiter les affaires de la ville et de la communauté déjà citée, principalement pour l'élection et l'installation dautres syndics à élire pour la ville et pour 3 ans. Plusieurs syndics en présence desquels, par la voix de Philibert Blanchot, exposèrent et dirent que leurs prédécesseurs audit Syndic, de par le vouloir et laccord des bourgeois de ladite communauté de Saint-Oyend, marchant sur les traces des anciens, on continuerait à élire selon la coutume à Saint-Oyend pour 3 années renouvelables pour diriger et gouverner la ville et la communauté j'usquà expiration de 3 années et qu'après ces 3 années, en la fête du bienheureux Michel Archange, les syndics et les bourgeois réunis, au son des cloches, à l'église Saint-Romain, ou ailleurs si tous ne peuvent y prendre place o n écoute le Syndicat, on nomme et on élit, on donne la direction aux nouveaux pour traiter des franchises, des usages, des libertés, des privilèges et des observances à suivre pour le bien public, procurant à chacun commodité et utilité.

Donc, en confortant cette habitude par les ordinations (mises en place) des bourgeois désignés, les syndics défaillants ou disparaissants, la ville et la communauté n'en souffrent pas et dans le plus grand respect des affaires à traiter, à commencer par le soin des indigents. Pour leur science, leur probité, leur fidélité aux lois, leur compétence, choix est fait des hommes honorables que sont : Jean Gabet, Jean Huguet, Jean du Pont, Jacques Borgèse, tous bourgeois de la ville de Saint-Oyend.

Les présentes lettres confirment nominations et élections.

Les nouveaux promus : Jean Huguet, Jean du Pont, Jacques Borgèse et plus tard Jean Gabet (il était absent ce jour-là), jurent et promettent devant leurs prédécesseurs au Syndic de la ville et de la communauté et sur les Saints Évangiles qu'ils touchent de la main, jurent que c'est dans la fidélité et la droiture pour le bien et l'utilité des bourgeois de la communauté de cette ville, jurent de procurer commodité et sécurité à la chose publique, d'assurer et défendre les libertés, en un mot de faire tout ce que doit faire un syndic.

De tout cela prennent consigne : Pierre Chivalveri (Chevalier) et Pierre Canet, notaires publics, afin que cela soit conservé pour l'usage de la communauté au présent et au futur, pour être utile à tous et à chacun comme il en est d'instruments officiels et des lettres testimoniales.

Cela signé dans sa forme définitive au jour, mois et an notés plus haut.

F164 29 septembre 1570, bourgeoisie de Philippa MERMET

F203 20 avril 1478, encensement par les échevins .. Jean MERMET à François SARRAZIN dune place au Mont-Bayard au lieu-dit « subter les Balmes Rives »

F234 1°Juin 1616, bourgeoisie de Pierre MERMET des Bouchoux, notaire

F92 14 août 1645, affranchissement du dit et insinuation par Pierre MERMET, juge des terres de Longchaumois, Orcières et La Mouille du 23 septembre 1645

F154 16 juillet 1659 affranchissement dudit MERMET par Simon-Antoine BORREY, prieur des Bouchoux

F154 15 novembre 1660, bourgeoisie de Michel MERMET, charpentier des Bouchoux

Informations provenant de l'Association des Amis du Vieux Saint-Claude. 
Le texte original étant en latin, celui-ci a été aimablement traduit par Monsieur le Chanoine Jean CAPT, titulaire au Chapitre de la Cathédrale de Saint-Claude

 

 

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