Roger MERMET (1908-1980)

 

Professeur adjoint au Lycée de LONS-le-SAUNIER
Directeur départemental de la jeunesse et des sports du Jura
Chef des Mouvements unis de la Résistance


Il est né le 23 janvier 1908 à Foncine-le-Haut (Jura).

Fils de Léon Mermet, directeur de diamanterie à Foncine-le-Haut, il est le neveu de Claude Jules Mermet, maire de Saint-Claude.

De santé fragile, cela ne l'empêche pas de militer. Dès 1927, il adhère aux jeunesses socialistes. Puis, il milite à la C.G.T. S'intéressant particulièrement à l'éducation populaire, il participe en 1937, avec André Panouillot, à la création de Tourisme et vacances pour tous, qui deviendra un mouvement national.

Il milite ensuite dans la Résistance. En 1942 et en 1943, il entre dans le Maquis.
En 1944, il dirige les mouvements unis de la Résistance et deviendra membre du Comité départemental de Libération.

Après guerre, il devient Inspecteur des mouvements de jeunesse et de l'éducation populaire.

En 1947, il est nommé directeur départemental de la jeunesse et des sports.
Avec dévouement, il animera la section d'athlétisme de l'amicale laïque lédonienne pendant de longues années.

Il meurt le 19 mai 1980 à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine).

Source : Michel VERNUS - Maître de conférence à l'Université de Franche-Comté

Résumé des activités dans la Résistance

Décembre 1940

Résistance syndicale - Organisation d'un groupe clandestin de la G.G.T avec MM. CHAVANELLE et GOUDOT de l'Union locale.

Activités : action anti-vichyssoise, maintenir les contacts entre les différents syndicats, réunions clandestines d'informations, actions en faveur des camarades menacés par "Vichy", service de renseignements avec antennes à la Légion et au P.P.F, actions contre les syndicats légionnaires d'entreprises, distribution de tracts et de journaux.

Mai 1942

Entrée dans le "Mouvement Combats". Chargé par le chef départemental de Combat "Valentin ABEILLE"dit Colléone, de l'organisation de l'Armée, secrétaire dans le département du Jura.
Adjoint au Chef départemental, il organise des terrains de parachutages et un terrain d'atterrissage à (Courlaoux), 17 terrains sont détectés et organisés avec équipe de réception.
Les parachutages auront lieu à partir du 25 août 1942.
Courlaoux fera 2 opérations d'atterrissage dont le premier le 25 novembre 1942.
Comme adjoint au Chef départemental, il organise différents services du mouvement, notamment N.A.P, faux papiers, camouflage des "réfractaires" et premiers maquis ainsi qu'un grand nombre de secteurs.
Il travaille sous les ordres du Chef régional BILLON (Chapuis, Moreau) puis CHAMBONNET, (Védrine, Didier).
Il participe à la plupart des opérations de parachutage et attérissages, coups de mains organisés contre le S.C.L en juillet 1942.
Il camoufle des Alsaciens recherchés par la police allemande du 151 ème R.I, le 27 novembre 1942.
Il organise des services d'émission radio.

25 février 1943

Il échappe à l'arrestation par la "Gestapo" et prend le maquis. 
Il restera dans le Jura jusqu'à la libération en continuant son travail de résistance et rétablit les liaisons rompues par de multiples arrestations. Membre du Directoire départemental M.U.R, il est chargé du M.A.P, contrôle des maquis, des services politiques et économiques et de l'organisation du C.D.I.
Il fut inquiété à plusieurs reprises par la gestapo, le 25 avril 1943 à Augisey, le 16 juillet 1943 à Orgelet et le 10 février 1944 à Courlans.

1944

Il fut Responsable départemental du M.U.R en février 1944, membre du Comité directeur du M.L.N en mai 1944, Secrétaire du Comité départemental de Libération clandestin depuis sa création en septembre 1943. 
Il a participé à la création et au lancement du journal clandestin "La Libre Comté" en mars 1944.

Il fut arrêté par les troupes d'opérations contre le maquis le 8 avril 1944 à EPERCY au P.C clandestin des M.U.R avant d'être remis à la Gestapo.
 Il s'échappe le 10 avril et échappe à l'opération du 17 juin 1944 contre le P.C départemental d'Hautecour près de CLAIRVAUX.

Membre permanent du C.D.I réduit comme secrétaire, il organise le "Tribunal Militaire" de la Résistance à MOLINGES dont il est responsable.
Au cours de l'attaque contre les "Maquis du Haut Jura" (8 au 20 juillet 1944), encerclé dans les bois et atteint d'une grave hémoptysie, il doit être soigné dans une ferme ou il restera camouflé jusquà la "Libération". 
Il subira peu après une phrénysectomie et le pneumo-péritoine.

sources Archives Départementales du Jura -  Lons le saunier

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Photos

 

Photos

 

Roger MERMET
Chevalier de la résistance,
détenteur de la Croix de Guerre
et de la Valeur Militaire

Le Président ORIOL l'a fait Officier de la Légion d'honneur  le 5 novembre 1950

 

 

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